Posts (page 2)
ayant, encore une fois, brillamment réussi les (nouveaux) examens passés cette semaine, il semblerait que l’avis global du corps médical à mon encontre soit extrêmement positif. En gros, je suis en pleine forme, médicalement parlant. Il me faut donc me rendre à l’évidence, ma présente fatigue (et récurrente existentielle lassitude) n’est décidément que le fruit d’une nature (excessivement) paresseuse (et lucide ?), qui plus est résolument réfractaire à toute forme de contrainte. Enfin, quoiqu’il en soit, même si la reprise de consommation nicotinique est encore (et pour longtemps, je le crains) fortement déconseillée par les autorités sanitaires, la perspective de quelques exceptions (modérées) dans mon (nouveau) régime équilibro-alimentaire, (telle une pizza mensuelle, une bonne tranche de buf hebdomadaire, et autres ingestions fromagiques...) commence donc à apparaître timidement dans l’horizon métaphorique de mon proche avenir. Il va de soit maintenant que si, distrait (par quelque chose de distrayant) au moment de traverser la chaussée, je me retrouve (malencontreusement) en confrontation directe, physique et violente avec un objet massif et motorisé, ce (précédemment et métaphoriquement évoqué) horizon s’en trouvera singulièrement obscurci, et la prochitude de mon avenir se trouvera par là même significativement modifiée. Du coup, me contenter de rester chez moi, en agréable position allongée, à visionner quelques dvds, lire quelques livres, ou ne rien faire de particulier, me parait un compromis tout à fait correct, et pas plus (ou moins) arbitraire qu’un autre. Comme quoi...
alors qu’il y a cent ans, nous étions le 22 juin 1906, date à priori pas plus particulière qu’une autre, (quoiqu’il ait dû très probablement se passer pas mal de choses ce jour-là, comme tous les autres jours d'ailleurs, mais bon...), et que, si les choses suivent leur cours (naturel ?), dans cent ans nous serons le 22 juin 2106, qui ne semble pas non plus, (en tout cas, à défaut de plus amples informations), une date plus particulière qu’une autre, constater maintenant qu’aujourd’hui le 22 juin 2006 n’est pas (re-non plus) une date plus particulière qu’une autre peut (éventuellement) permettre de mettre en évidence un (certain) relativisme détaché quant au passage (inéluctable) du temps. Hormis cette (très légère) information sémantique, force est de constater le piètre intérêt de cette présente note, par ailleurs pas plus particulière qu’une autre. Je crois que je vais aller manger des légumes et boire plusieurs verres d’eau...
aujourd’hui, comme hier, il ne fait pas très beau. Le ciel est blanc/gris et bas. Il fait lourd. Mais comme je n’ai pas très bien dormi, cela ne me touche guère. Cela dit, il aurait fait beau hier, j’aurais peut-être mieux dormi. C’est sans issue...
il y a un mois, jour pour jour, j’étais la (malencontreuse) victime d’un incident cardiovasculaire qui, sans l’intervention (rapide et) compétente de mes partenaires amicalo-professionnels, et de (très) compétents intervenants secouristes, médecins et spécialistes hospitaliers (que je remercie ici chaleureusement), aurait, sans aucun doute possible, rendu la rédaction de cette (présente) note pour le moins problématique du fait de ma radiation (définitive ?) de cet étonnant “ club privé “, dont les membres présentent comme unique (et commune) particularité le fait d’être en vie. Il peut être intéressant de remarquer accessoirement que ce (désagréable) incident a de plus contribué de façon significative à l’obtention de ma carte de membre virtuel de cet autre club privé, dont les membres, cette fois-ci, présentent la particularité de consommer régulièrement fruits et légumes. Force est toutefois de constater présentement qu’il semble que je sois encore loin de pouvoir ne serait-ce qu’esperer une (hypothétique) entrée initiatique dans cet (encore) autre club privé, dont les membres partagent (égoïstement ?) la capacité naturelle (initiatique ou préférentiellement transmise) de s’exprimer (littérairement) d’une façon claire et limpide, révélant ainsi au monde une maîtrise quasi-totale, (et par certains côtés rigide, puis-je suggérer, (re-)révélant ainsi une (légère et) personnelle mauvaise foi, par ailleurs complètement assumée), dans la rédaction de phrases courtes et compréhensibles par toutes et tous. Cela reste, par certains côtés, (un peu) confondant.
ce matin, je me suis levé très tôt pour rejoindre un lieu lointain où des personnes (pourtant bien intentionnées) m’ont injecté (à plusieurs reprises) des substances radioactives, où il m’a fallu attendre de longs moments pour que ces substances se répandent dans mon organisme, où j’ai été alors contraint (quoique toujours dans mon intérêt) de rester rigoureusement immobile dans une position (relativement) inconfortable pendant quinze minutes (c’est long) pendant qu’une (hautement technologique) machine exécute la (technologique) tâche (filmer ? photographier ?) pour laquelle son (ou ses) inventeur(s) l’a (ont) conçu(s), où par la suite il m’a fallu, après de nouvelles injections irradiantes, courir sur un tapis roulant, ma poitrine et mon dos recouverts de multiples électrodes (?) analysantes, puis ne rien faire durant une heure pour enfin retourner m’immobiliser quinze (nouvelles) minutes afin de satisfaire la (toujours technologique) curiosité machinique. Après une dernière (et conséquente) attente pour l’impression compte-renduesque de ces examens, il m’a été (assez) agréable, d’une part d’apprendre de la part des spécialistes examinants le bon état encourageant des éléments (miennement constitutifs) examinés et d’autre part de quitter (enfin) ce lointain lieu et regagner mon intérieur. Attendant maintenant avec impatience la tombée du jour pour constater une (hypothétique) luminescence de ma personne, je vais d’ors et déjà procéder à quelques tests personnels (et empiriques) afin d’éventuellement découvrir et mettre en évidence de (nouveaux ?) dons (ou supers pouvoirs) consécutifs à cette (tout de même un peu) éprouvante journée. Force est de reconnaître que si, à l’issue de cette nouvelle série expérimentale (autogérée), je me découvre une aptitude à la teleportation (bien pratique pour rejoindre sans effort le bar au milieu du boulevard) ou une (non moins pratique) capacité à déplacer les objets à distance (permettant ainsi de changer les dvds sans quitter l’agréable position allongée), je pourrais dire que j’ai passé une sacrée bonne journée.
demain, répondant à la requête du médecin spécialiste en charge de mon dossier médical, je vais translater ma personne en un lointain (mais toutefois intra-muros) centre hospitalier afin de procéder à des examens informationnels (de haut niveau technologique), dont une partie du protocole opérationnel (d'après de personnelles, interniques et empiriques recherches) consiste, semble-t-il, en l’injection (étonnante) de produits radioactifs dans mon système cardiovasculaire. Et alors que je m’efforce depuis quelques temps à une hygiène de vie équilibro-alimentaire (censément bénéfique pour ma personne), je ne peux que constater, un peu contrit, l’(apparent ?) paradoxe sanitaire (éventuellement) mis en évidence par un tel procédé irradiant. Cela dit, si ça se trouve, demain soir, je n’aurais pas besoin d’allumer la lumière pour éplucher les légumes, et pourrait, tel une (étonnante ?) luciole humaine, lire le soir dans mon lit, tous feux éteints. Fascinant.
cette nuit, il a plu, et ce matin il ne fait pas (très) beau. Du coup je pense que je vais descendre en ville (probablement) acheter de nouveaux objets de consommation culturelle susceptibles d’occuper ma (non terminée) convalescence. En même temps, non convalescent et dans un contexte climatologique (nettement) plus clément, il n’est pas impossible que j’eusse agi semblablement, (si l’on peut (raisonnablement) considérer comme “ action “ le fait d’aller dépenser (compulsivement) de l’argent (qui commence à se faire plus rare ces derniers temps, du fait de ma nouvelle et temporaire inactivité professionnelle)). Ce qui est (pratiquement) sûr, c’est que revenant du (proche) downtown, je boirais un (ou plusieurs) verre(s) d’eau et (de nouveau) préparerais des légumes. Ainsi va la vie, alors que nous sommes encore très loin du vingt deuxième siècle. C’est (un peu) confondant.
cet après-midi, après être allé faire quelques courses alimentaires (des légumes, des fruits et encore des légumes, ainsi que des fruits), et remontant le boulevard ensoleillé et chaud, je me suis arrêté au bar au milieu du (même) boulevard pour boire un café et profiter un peu de la chaleur (?). Retrouvant la sculpturale (et charmante) patronne, déjà vue ce matin lors d’un précèdent (et matinal) café, (la pratique bisaire s’étant, à tître d’information en passant, pérennisée (cf. note du 13 juin 2006)), j’y ai également croisé mon médecin traitant (cf. note d’hier) avec qui j’ai brièvement échangé quelques phatiques considérations sur le temps qu’il fait en ce moment. Plus tard, rentrant à l’intérieur du troquet pour régler ma caféïque consommation, j’eus la surprise de voir cette dernière (gentiment) offerte par la patronne. Une nature singulièrement moins lucide que la mienne pourrait assez facilement tirer d’hâtives conclusions quant à l’analyse factuelle et évolutive de la situation. Force est de constater que ce n’est pas mon cas.
Il y a quelques jours, devant choisir un médecin traitant, (par nécessité securitésocialisante), il m’avait semblé (assez) pratique d’opter pour un choix de proximité, critère finalement pas plus (ni moins) arbitraire qu’un autre. Et ainsi ce matin, prenant mon (traditionnel) café au bar au milieu du boulevard, avant le rendez-vous medecintraitisant pris pour enregistrer les grandes lignes de mon (récent) dossier médical, j’ai pu saluer ce (même) médecin prenant son café dans ce (même) bar, avant de nous retrouver, (lui et moi donc), quelques minutes plus tard, nos cafés respectivement terminés, et quelques courts mètres translatés plus loin, dans son cabinet médical. Force est de constater que cette commune cotoyance baresque a permis rapidement (et naturellement ?) un rapport relationnel tout de suite assez détendu. Il peut être intéressant de remarquer néanmoins que le cadre toutefois particulier (et précis) de cette (médicale) relation n’a point permis, (en tout cas lors de cette première entrevue), d’aborder la question (non moins précise) de la plasticité (troublante) de la (charmante) patronne nous servant (identiquement) le café quasi-quotidiennement chaque matin. Cela dit, je serais allé voir un médecin significativement plus éloigné, cet (anodin) sujet n’aurait vraisemblablement pas été abordé non plus. Comme quoi...
dans cinq mille ans, il y a fort à parier que cette présente note ne soit guère plus intéressante que ce qu’elle l’est actuellement, si toutefois elle existe encore, chose sur laquelle je ne parierais pas si volontiers. C’est (un peu) confondant, (et confus, concéde-je, contrit).