aujourd’hui, mes partenaires amicalo-professionels et moi-même avons poursuivi notre travail sur le projet hypothétique (déjà évoqué en ces lieux, et ayant comme caractéristique principale d’avoir (déjà) été de multiples fois abandonné, puis repris, puis mis de cote, puis modifié, etc.). Comme nous étions tous un peu fatigués, (conséquence prévisible d’une commune sortie hiersoiresque), force est de constater que l’ambiance générale était assez calme, voire carrément paresseuse. En même temps, considérant la caractéristique parenthèsiquement soulignée précédemment, nous n’aurions pas été fatigués, il n’est pas dit que ce projet (décidément) hypothétique en eut connu pour autant une avancée notoire, (prouvant ainsi sa (relativement) bonne tenue par rapport aux conditions et circonstances extérieures...). Sacré projet hypothétique !
aujourd’hui, après trois plongées successives, autant infructueuses les unes que les autres, nous avons décidé mon équipe et moi-même de laisser tomber. Cela étant, si il est effectivement fort improbable (le terme le plus adéquat étant sans nul doute: “ impossible “ ) que je me retrouve un jour à réaliser trois plongées (où ça ? pourquoi faire ??), à la tête d’une équipe (équipe de quoi ???), il est par contre beaucoup plus probable que je décide (identiquement) de laisser tomber. Fascinant.
ce matin, après avoir promené le chien (déjectionnaire), amené les (trois) enfants au centre aéré, déposé l’épouse, (une), en son endroit (coutumiérement salarial), être allé chercher quelque chose quelque part, être passé à la salle de gym (mouvance corporelle du corps ?), être passé à mon endroit (coutumiérement salarial) pour régler quelques points professionnels, avoir fait des achats divers en divers endroits commerçiques, être retourné chercher les enfants au centre aéré et l’épouse à l’endroit (coutumiérement salarial), après tout cela donc, me voilà rendu chez moi en ce milieu de journée (étonnante). Si maintenant j’arrive avec suffisamment de conviction à me persuader que cette après-midi je suis censé partir pour une mission héliportée (de la plus haute importance), quiconque s’aventurant par ici pourra (aisément) constater la preuve éclatante d’un déni évident de la réalité réelle, puisque ce matin, je suis juste allé boire mon café au bar au milieu du boulevard, fumer quelques cigarettes, et prendre un autre café dans un autre bar, avant de rentrer chez moi boire un verre d’eau. Fascinant.
si j’étais un super-héros doté d’un super-pouvoir, je ne serais probablement pas habillé pareil, mais cette fois les conclusions pourraient être différentes... (je vais aller boire un autre verre d’eau).
si j’aurais été un super-héros dotant d’un super-pouvoir, ce ne fut pas certain que j’en eusse une super-envie de m’en servir, (sauf si ce super-pouvoir a un rapport plus ou moins proche avec la conjugaison...).
si j’étais un super-héros doté d’un super-pouvoir, je serais probablement super-plus occupé, mais comme ce n’est pas le cas, je suis plus tranquille du coup. Par certains côtés, cela m’arrange.
si j’habitais dans un autre pays, en un autre temps, il y a fort à parier que je ne serais probablement pas habillé pareil. Cela dit, hier je n’étais (déjà) pas habillé pareil. Je m’abstiendrais toutefois d’en tirer d’hâtives conclusions, considérant assez lucidement (et contre toute attente ?) le piètre intérêt d’un tel (hypothétique) développement, et préférant aller de ce pas (lequel ?) me servir un verre d’eau (dans l’intention de le boire...).
ce que j’ai fait ces derniers jours, (dans le désordre, as usual): circuler dans une voiture (empruntée) sur des routes (excessivement) sableuses et cahoteuses, réserver et dîner dans un restaurant (forestier ?) en compagnie d’une (très) charmante jeune femme (qui pour l’occasion s’était (très) très bien habillée, moi-même ne l’étant que (très) médiocrement, tout cela ne suscitant finalement aucune conséquence particulière ou signifiante), prendre une décision rapide (et simple) à la (non moins) simple lecture d’un nom de fleur sur une porte, côtoyer quelques instants, (principalement sur un mode observatoire), un groupuscule bigarré réuni dans le cadre d’une célébration anniversique, fumer des cigarettes, passer une nuit dans un hôtel fort coquet, découvert fort tard, et situé dans un environnement extérieur fort insolite, m’endormir devant la télévision avec un petit mammifère félin au pelage fourni (également et insolitement assoupi sur ma personne, alors qu’ordinairement plus distant), prendre des douches en d’autres lieux localisatoires que ma propre localisation douchére (?), retrouver mon intérieur et effectuer les tâches coutumiérement usitées lors de la retrouvance d’intérieur (fumer cigarettes, faire lessive, regarder par la fenêtre, etc.), constater la (toujours) déficience fonctionnelle de mon taquin cumulus. Et être allé prendre un café au bar au milieu du boulevard, donc.
il peut être intéressant de remarquer (ou pas d’ailleurs) l’exceptionnelle profusion notique de ce jour, cette dernière s’avérant être une tentative (probablement vaine mais non dissimulée) de compenser la (future) absence notique en cet espace blogguesque pour les jours week-endiens qui viennent (comme la note antérieurement précédente le laisse judicieusement entendre). A lundi donc, pour de nouvelles non-aventures notiques...
cette semaine, alors que ma situation financière s’oriente, (du fait de mes dernières inactivités professionnelles), lentement mais sûrement vers une tendance globale préoccupante (mais non encore alarmante), j’ai fait l’acquisition de deux (nouveaux) éléments matériels susceptibles d’être utilisés dans des projets (hypothétiques ou pas). Considérant l’hypothétique utilisation future de ces investissements (relativement onéreux autant que non réellement indispensables) et finalement (assez) peu porteurs de plaisir consommatoire, force est de constater une augmentation sensible du taux de confondance par rapport à cette attitude (assez) déroutante à bien y réfléchir. Cela étant dit, il y à fort à parier que le capital englouti dans ces acquisitions (hypothétiquement utiles), si elles n’avaient point existé (ces acquisitions donc), l’aurait donc été, (je parle du capital), identiquement englouti dans l’achat de produits culturels de consommation (livres, dvds, cds), ces derniers n’étant eux-même que faiblement porteurs de projets (hypothétiques ou pas), hormis celui de passer l’essentiel de mon temps allongé sur mon lit à lire, regarder des films ou écouter de la musique. Chose qui, à bien y réfléchir de nouveau, ne constitue certes pas un aspect hypothétique de mon existence. Donc, tout va bien...